Chroniques·Non classé

Dirty like us

dirty

Auteure : Isla A. Rowley

Editions : Addictives

Résumé :

Quand Lucy retrouve Fennell, ce meilleur ami qu’elle a trahi de la pire des manières quelques années plus tôt, elle a, durant un instant, l’espoir fou que tout redevienne comme avant.

Entre eux, la complicité est semblable à celle du premier jour, le désir, toujours aussi dévastateur que lorsqu’ils se sont quittés… Et s’ils pouvaient reprendre leur histoire où elle s’était arrêtée ?

Seulement, la jeune femme se rend vite à l’évidence : l’heure du pardon n’est rien de plus qu’un mirage. Car l’heure de la vengeance, elle, a sonné. Et celle de Fennell s’annonce aussi sulfureuse que terrible… Ce dernier lui donne un ultimatum : soit elle lui cède, soit il balance tout ce qu’il sait. Et il sait beaucoup de choses…

Tiraillée, Lucy devra faire un choix entre abandonner définitivement son amour de toujours ou tomber dans ce piège qu’il lui tend.

Sera-t-elle prête à devenir prisonnière de cet homme dangereusement séduisant qui pourrait tout lui prendre : son travail, son honneur, sa famille… et même son âme ?

Service presse

Avis :

Hello !

On se retrouve pour mon avis sur la nouvelle romance d’Isla A. Rowley. Le résumé m’a toute suite tenté. Je remercie Orlane des éditions addictives pour l’envoi de ce roman.

« Comme avant, il lui suffit d’être pour tout envahir. M’envahir. »

« Lucy se trompe. Il n’y aura jamais de vainqueur. Elle a déjà perdu, il y a huit ans. Quant à moi, ma victoire signera ma propre perte. »

Lucy a 26 ans et vit à Hope Srings, au Texas, avec ses parents et sa grande soeur, Line, dont elle est très proche. Son avenir a toujours été tout tracé. Elle travaille dans le cabinet de consulting de son père, qui a un sacré succès. Lucy dirige le pôle dédié à l’image des célébrités et des politiciens. Elle a une place prestigieuse dans l’agence. Mais en réalité, Lucy ne s’y plait pas. Depuis toujours, elle est sous l’emprise de son père, qui ne cesse de la manipuler, et doit calculer le moindre de ses gestes. Lucy vit enchainée depuis des années et tente de se défaire de l’influence néfaste de son père. Elle n’a que des relations éphémères.

« Le truc, c’est que j’ai toujours plus au moins mis Lucy sur un piédestal. Elle était un peu comme cette poupée que l’on adore, qui nous fascine, mais avec laquelle on refuse de jouer de peur de la salir. Ou de la casser. Puis, un jour, c’est elle qui m’a brisé. Ma poupée a quitté ses traits parfaits pour en revêtir des plus sombres, vicieux aussi. Bref, plus à mon image. »

Fennell a 26 ans et a grandi à Hope Springs. Mais depuis huit ans, il a déserté, suite à la trahison de celle qui était sa meilleure amie depuis toujours : Lucy. C’est un journaliste à la réputation sulfureuse. Beaucoup le craignent et le respectent dans le milieu. Fennell a soif de justice. C’est un homme qui se laisse guider par ses pulsions.

« Là est le souci, lui et moi nous connaissons depuis si longtemps que huit ans n’y changeront rien… Nos battements de cœur s’accorderont toujours. »

« J’avais peur de devenir un monstre, de le détruire en l’autorisant à m’aimer, mais… c’est pire. Tellement pire. Je l’ai transformé en monstre. »

Lucy est de retour dans son ancien lycée, celui qui lui a arraché une partie de son coeur, pour prononcer un discours lors de la remise des diplômes. C’est lors de la fête organisée à la suite de cette remise des diplômes que son chemin va recroiser celui de Fennell, son ancien meilleur ami, huit ans après qu’elle ait brisé le lien qui les unissait. Pour Lucy, c’est un choc. Elle est chamboulée. C’est comme si elle replongeait dans le passé. Tous les souvenirs remontent. Mais pour Lucy, il est hors de question de montrer le moindre signe de faiblesse. Alors elle va feindre l’indifférence. Mais ce ne sera pas simple. Le désir entre eux est toujours là. Et Lucy se prend à espérer de reprendre leur histoire où elle s’est arrêtée il y a huit ans. Mais elle va vite déchanter.

« Encore cette impression. La même que pendant ces dernières heures dans ses bras. Celle de n’avoir jamais rien ressenti auparavant. De n’avoir jamais réellement respiré. De n’avoir jamais compris la vraie signification du mot « désirer ». Ou « aimer », tout simplement. »

« J’espère que tu comprends maintenant, ma poupée. Je ne renoncerai pas à toi. Tu peux continuer de fuir autant que tu veux. Mais toi et moi, on sait très bien qu’à la ligne d’arrivée, il n’y aura jamais que moi. »

« Mon souci, c’est que tous ces sentiments que je ressens pour elle sont intenses, puissants. Dévastateurs. Ils me font mal… Très mal. Tellement mal… Que lui faire mal à mon tour est inévitable. Après tout, c’est elle qui m’a brisé en premier. »

Lucy et Fennell ont quasiment grandi ensemble. Leurs mères étaient amies. Tous deux ont longtemps été meilleurs amis. Fennell était l’échappatoire de Lucy face aux chaines que tentaient de lui imposer son père adolescente. Mais tout a basculé après qu’ils aient couché ensemble. Lucy a rejeté Fennell juste après et l’a trahi de la pire des manières, le laissant meurtri et détruit. Fennell a mis du temps à se reconstruire. Et une part de lui déteste toujours Lucy. Lucy a autant envie de repousser Fennell pour les protéger que de replonger. Elle est perdue. Mais Fennell va vite trancher pour elle en la piégeant. Il en veut toujours à Lucy de lui avoir brisé le coeur et compte lui faire payer, la faire souffrir. Fennell a monté un plan pour se venger. Soit Lucy lui cède et devient sa prisonnière, soit il balance tout ce qu’il sait et risque de détruire sa famille.

« Je te veux. Tu es cette fichue obsession dont je ne peux me défaire. Toutefois, si avant j’aspirais à ce que tu te sentes libre à mes côtés, à présent, je veux te voir souffrir. Enchainée à cette douleur que tu m’as infligée et que tu continues de m’infliger juste en… existant. »

« Je brûle. Je brûle d’un mal qui porte son nom et dont jamais je ne pourrai réchapper. Mais le pire, je crois, c’est que si je vais à être privée de ce mal, j’en mourrais… Comme je mourrais à petit feu ces dernières années. »

« Tu restes mon vice le plus addictif après tout. Le seul dont je ne pourrai jamais me débarrasser à moins de m’arracher moi-même les veines. »

Les retrouvailles entre Lucy et Fennell seront douloureuses. Tous deux savent parfaitement où frapper pour déstabiliser l’autre et le mettre à terre. Lucy se hait puisqu’elle sait que si Fennell est aussi cruel et plein de ressentiments, c’est de sa faute. Il va mettre ses nerfs à rude épreuve et la pousser à bout. Lucy est complètement dépassée par la situation. Près de Fennell, elle a la sensation de respirer de nouveau, d’être elle-même. Mais Fennell s’enferme inexorablement dans sa vengeance. Pourtant, il le sait, seul Lucy peut l’apaiser. Alors Lucy et Fennell rendront-ils les armes avant qu’il ne soit trop tard ? Sauront-ils capable de tout laisser derrière eux ? De se pardonner pour se retrouver ?

« Je préfère souffrir de t’avoir que souffrir de ton absence. »

« L’amour, c’est… tout et son contraire. La passion, la douceur. La joie, la souffrance. L’abandon, les blessures. La lumière, l’enfer. La haine aussi. C’est rire, crier, gémir, haleter, finir à bout de souffle. Avoir l’impression de crever. Revenir à la vie. L’amour, c’est être assez dingue pour s’affranchir de tout, de toute morale, afin de sentir à nouveau la chaleur de l’autre nous brûler. L’amour, c’est… total. »

J’ai beaucoup aimé cette histoire mystérieuse, sombre et pleine de piquant. Je ne m’attendais pas du tout à une telle intrigue en démarrant ce roman. Encore une fois, l’auteure m’a surprise. Je suis bluffée par son imagination. Les romances qu’elle propose sont vraiment uniques. Elles ne ressemblent à aucune autre et sont tellement intenses. Dans cette histoire, la haine et l’amour ne se sont jamais autant côtoyés. J’ai souffert avec les personnages. La plume de l’auteure est toujours aussi captivante.

« Il y a plusieurs mois, tu me comparais à un cadavre, tu te souviens ? C’est ce que je suis quand tu désertes mon existence. Parce qu’avec toi, je ressens tout. Le bien. Le mal. La lumière. La pénombre. Mais je ressens tout et pleinement. Tu n’as plus à me protéger, Fennell. Laisse ton amour m’éclabousser, nous éclabousser. Je… Je ne demande que ça. »

« La vérité, c’est que je l’aime… bien plus que je la déteste. »

Les personnages sont attachants malgré leurs nombreux défauts. Ce sont deux êtres cabossés par la vie. Lucy est une femme intelligente, combative mais aussi fragile. Fennell est un homme énigmatique, déterminé, torturé et magnétique. Leur relation a un côté vraiment toxique. Ils se font du mal mais en même temps, il n’y a qu’ensemble qu’ils sont capables de guérir, qu’ils se sentent vivants. Leur passion est dévorante et va leur faire commettre pas mal d’erreurs. Lucy et Fennell vont sombrer pour finalement remonter à la surface ensemble.

« J’en ai besoin, reprend Lucy. Besoin de te retrouver. Besoin que nos corps communiquent par instinct. Besoin de te prouver que oui, on se blesse. On se déchire. On se fait du mal, mais… toi et moi, on s’appartient, Fennell. Nous avons toujours été toi et moi. Et nous serons toujours toi et moi. Peu importe que parfois, on se perde en route. »

« Existe-t-il un seuil à la douleur ? Un moment où l’on a juste envie de hurler stop et tout brûler ? Parce que si tel est le cas, je crois que je viens de le franchir. »

« Parce que c’est en toi que je puise le meilleur de moi. »

J’ai beaucoup aimé le personnage de Line, la sœur de Lucy. Elle est d’un grand soutien pour cette dernière. Et une nouvelle fois, j’ai apprécié la petite apparition d’un personnage d’un roman précédent de l’auteure. En plus j’adore ce personnage. Mais je vous laisse la surprise sur son identité. Entre manipulation, vengeance, rancœur, secrets et confrontations, cette histoire de seconde chance va vous en faire voir de toutes les couleurs. Mais malgré le côté obscur, la lumière et l’espoir ne sont jamais loin. Je vous recommande grandement cette romance extrême, puissante et originale, dans laquelle le pardon a un rôle important.

« Maintenant, c’est à mon tour. De la choisir, elle. De nous choisir, car, au final, il n’y a pas d’elle. De moi. Juste un nous si dévorant que, parfois, nous perdons pied. »

« On doit apprendre à accepter qu’à un moment, nous nous sommes tellement aimés que nos âmes en ont éclaté en morceaux. Jusqu’à lacérer l’autre. »

« Ça a toujours été toi. Toujours. Et il n’y aura jamais que toi. Parce que je t’aime à en crever, Lucy. »

Note : 4,5/5


Elsa

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