Chroniques·Non classé

Say yes to the boss

Auteure : Ana Scott

Editions : Addictives

Résumé :

À 27 ans, Mona Vargas est encore célibataire, au grand désespoir de sa mère. Chaque dimanche, c’est la même sérénade : cette dernière cherche à lui coller un mec dans les pattes ! Alors quand son boss, Hugo Capelli, aussi horripilant que sexy, lui demande de jouer sa fausse fiancée et de l’accompagner à la garden-party organisée par son ex en l’honneur de sa nouvelle histoire d’amour, elle décide d’accepter. À une condition : qu’il consente à se faire passer pour son petit ami auprès de sa famille. Avec lui, pas d’ambiguïté, puisqu’ils n’ont rien en commun ! Il est aussi sûr de lui, arrogant et égocentré qu’elle est désintéressée et dévouée ! Et surtout, en tant que son patron, il lui est interdit ! Rien en commun ? Peut-être… mais ne dit-on pas que les contraires s’attirent ? Entre fausse relation et vrais sentiments, il n’y a qu’un pas…

Service presse

Avis :

Hello !

On se retrouve pour mon avis sur la nouvelle romance d’Ana Scott, une auteure que j’aime beaucoup. Et j’adore les histoires de faux fiancés. Alors je ne pouvais que craquer. Je remercie Orlane des éditions addictives pour l’envoi de ce roman.

« Comment celui qui me torture inlassablement peut-il être celui qui calmera mes maux ? »

Mona a 27 ans et vit à Paris. Elle est assistante d’une secrétaire de direction depuis deux mois. Ce n’est pas le boulot qu’elle voulait faire. Mona a fait ses études dans les métiers de l’édition et espérait évoluer dans ce milieu. Malheureusement elle n’a pas trouvé de pose et a pris ce que Pôle emploi lui a proposé après un an de chômage. Mona a malgré tout monté une petite boite dans la correction de manuscrits d’auteurs autoédités. Elle cumule donc deux activités et ne sort pas beaucoup.

« Le passé nous modèle et forge notre caractère. Ma vie a changé quand j’ai décidé de m’accepter et de ne plus me laisser marcher sur les pieds, mais sous certains aspects, je reste cette petite fille qui a terriblement besoin de reconnaissance et terriblement besoin d’amour. »

Hugo a 32 ans et est le boss de Trader A depuis cinq ans. Son boulot représente toute sa vie. C’est un travailler acharné. Ses affaires sont florissantes mais Hugo en veut toujours plus, surtout parce qu’il a eu une enfance misérable. Son avenir était plein d’incertitudes. Hugo est parti de tout en bas de l’échelle et est fier de sa réussite. Il revient de loin. La vie l’a beaucoup malmené. Rien ne semble plus capable de l’atteindre. C’est un handicapé des sentiments.

« On ne choisit pas la solitude par hasard, chaque être humain a besoin de reconnaissance et d’appartenance, j’en sais quelque chose. On s’isole parce que l’on a été blessé par le passé ou déçu ou… par nécessité. »

Mona déteste son boss notamment à cause de la façon dont il traite sa secrétaire pourtant adorable. Pour elle, c’est un connard. Pour lui, Mona semble être transparente. Jamais il ne la calcule. Mais tout va basculer quand la secrétaire de direction va tomber malade et obliger Mona à prendre sa place pour deux semaines au moins. Sauf que pour Mona, il est hors de question de se laisser faire. Elle n’hésitera pas à lui dire ce qu’elle pense de son comportement. Peu importe qu’il soit son patron et à quel point cet homme froid et imbuvable l’impressionne et l’intimide. Aucun de ses employés n’a jamais parlé de façon si directe à Hugo. Cette femme l’amuse à s’émerveiller de tout.

« Je la laisse m’échapper. En me promettre que c’est la dernière fois. Avant la fin de la semaine, cette petite rousse sera à moi. »

« J’ai envie qu’il me touche, j’ai envie de sentir sa peau contre la mienne, mais à quoi bon puisqu’il sortira de ma vie aussi vite qu’il y est entré ? »

Avec le nouveau boulot de Mona, elle va enfin exister aux yeux d’Hugo, et même un peu trop. Hugo ne cessera de déstabiliser Mona en la déshabillant du regard. Au fil du temps, Hugo remonte dans l’estime de Mona en découvrant de nouvelles facettes de lui. Entre eux, l’attirance est indéniable. Mais pour Hugo, il est hors de question de mélanger travail et plaisir. Mona lui est interdite. En plus, il a bien du mal à comprendre tout ce qu’elle éveille en lui alors qu’elle n’est pas du tout son genre de femme. Alors que Mona a toujours été maitresse de ses émotions, Hugo la met dans tous ses états. Mais craquer est trop risqué. Elle a besoin de ce boulot et doit garder ses distances. Rien n’est possible entre eux. Leurs relations doivent rester strictement professionnelles.

« Mona est devenu mon challenge du moment, avant celui pour le reste de ma vie. »

« Je la désire, aujourd’hui encore plus qu’hier, et je prends conscience également que ne pas arriver à mes fins avec elle et qu’elle me résiste, la rend encore plus désirable. »

« Cette fille fait ressortir en moi un instinct animal de possession que je ne me connais pas, alors même qu’elle ne m’appartient pas. Alors même que je ne l’ai même pas embrassée. »

Sauf que le destin va leur jouer un tour. Hugo va recevoir un faire-part de son ex qui organise en l’honneur de son nouveau couple. Et pour lui, il est hors de question de manquer cet évènement. Hugo veut à tout prix la reconquérir. Pour lui, elle est la femme idéale et notamment celle qui peut lui ouvrir de nombreuses portes. Mais Hugo doit s’y rendre avec une femme pour montrer à son ex tout ce qu’elle rate. Et c’est sur Mona que cela va tomber. La vie sentimentale de celle-ci est désertique. Mona n’a pas besoin d’un homme pour se sentir épanouie au grand désespoir de sa mère qui ne cesse de lui présenter des hommes. Mona aime sa liberté et aucun homme ne lui a donné envie de construire quelque chose. Demander à Hugo de se faire passer pour son petit ami est la solution idéale pour satisfaire sa famille et entrer enfin dans le moule.

« Il y a quelque chose de fragile en elle, quelque chose qui m’émeut et me pousse à avoir envie de prendre soin d’elle, de lui faire plaisir et de la combler. Ça aussi, c’est plus fort que moi et c’est la première fois que je ressens ça pour une femme. »

Mona et Hugo vont s’embarquer dans un jeu dangereux. Mona est de plus en plus perdue par les signaux contradictoires que lui envoie Hugo. Cet homme la touche, notamment parce qu’ils ont des blessures communes. Mais Hugo n’a qu’un seul objectif et ne compte pas renoncer. Il déteste les échecs. Il n’y a pas de place dans sa vie pour Mona. Celle-ci pourrait finir avec le cœur brisé. Alors réussiront-ils à ne pas se sauter dessus ? Et Hugo ouvrira-t-il les yeux avant qu’il ne soit trop tard ?

« Je ne suis pas un tendre, je ne l’ai jamais été, alors pourquoi elle m’émeut autant ? Pourquoi je me sens si proche d’elle ? »

« J’ai besoin de le voir, j’ai besoin de son regard sur moi, de sa présence, j’ai besoin de lui, alors qu’il me fait du mal. »

J’ai adoré cette histoire touchante, vibrante et attendrissante. Malgré le thème vu et revu du boss, l’auteure a su apporter une originalité en ajoutant une seconde intrigue de faux fiancés. La tournure de l’histoire est vraiment parfaite. Je ne m’attendais pas à cela. J’ai été surprise. Il y a un côté double rencontre que j’ai tellement aimé. Et des sujets forts sont traités à travers les personnages : celui de la différence, du racisme et de l’acceptation de soi. Cette romance va vous rendre accro. Je l’ai quasiment lue d’une traite tant j’étais incapable de lâcher ma lecture. Ça m’a d’ailleurs coûté des heures de sommeil en moins. Mais c’était tellement bon. Cela faisait longtemps que je n’avais pas lu un roman aussi vite. La plume de l’auteure est si addictive.

« Je t’aime comme une folle, je t’aime comme je n’ai jamais aimé qui que ce soit de toute ma vie. »

« Aujourd’hui, j’aime et je suis aimé… aujourd’hui, je suis riche de l’amour. C’est le plus beau cadeau que la vie puisse me faire et tout l’or du monde, tout le pouvoir du monde n’égaleront jamais ça. Il fallait qu’une personne, la personne faite pour moi, me le démontre, et cette personne, c’est Mona. Je ne veux plus passer une seule minute sans elle. »

Les personnages sont attachants. Mona est une femme forte, indépendante, franche, solitaire et spontanée. J’ai aimé son caractère bien trempé mais aussi sa fragilité. Elle n’a pas sa langue dans sa poche, se suffit à elle-même et est vraiment rafraichissante. Hugo va la faire sortir de sa zone de confort. Hugo est un homme déterminé, charismatique, ambitieux, prévenant et généreux. Il force le respect pour ses nombreuses réussites après tout ce qu’il a traversé. C’est un homme avec du coeur sur qui on peut compter. Mona va l’aider à se laisser aller et ajouter de la saveur à sa vie. Entre eux, c’est aussi tendre que passionnelle. Leur alchimie est puissante. Leur relation met du temps à se construire et m’a mise du baume au coeur. La tension ne cessera de monter entre eux au fil des pages.

« J’aime Hugo, il est l’homme de ma vie, mon âme sœur, mon ami, mon amant, l’être en qui j’ai le plus confiance et entre les mains de qui je remettrais ma vie les yeux fermés. »

« Je l’aime plus que tout. Je l’aime plus que ma vie et je veux passer le reste de mes jours avec elle. »

« Je veux prendre soin d’elle, je veux la protéger, je voudrais ce qu’il y a de plus beau pour elle. »

Le gros point fort de cette histoire, c’est le fait qu’il n’y ait presque pas de scènes de sexe. J’avoue que ces scènes ne sont pas ce que je préfère. D’ailleurs ça a tendance même à un peu me lasser ces derniers temps. Pour moi, ce n’est vraiment pas essentiel. Et d’ailleurs j’ai eu un peu peur au début que la relation entre les personnages tourne uniquement autour du sexe. Je trouvais que le début du roman manquait un peu de profondeur. Mais mon avis a vite changé, pour mon plus grand plaisir. Entre amertume, concours de circonstances, mensonges, faux-semblants et frustration, vous ne pourrez que passer un bon moment avec cette romance et la dévorer sans modération. J’ai quitté les personnages avec un pincement au coeur. J’en aurais voulu encore et encore. Je vous recommande grandement cette histoire.

« Nous nous sourions, conscients, l’un comme l’autre, que notre vie à deux ne fait que commencer et qu’elle sera merveilleuse car nous sommes faits l’un pour l’autre, c’est indéniable. Nos corps et ce que nous ressentons viennent de nous le prouver. »

« La vie n’est fait que d’opportunités, qu’on saisit au vol quand elles se présentent ou qu’on laisse s’échapper. Je suis consciente de faire partie de la seconde catégorie de personnes, de celle qui laisse filer les belles et bonnes choses, pensant que je n’en suis pas digne, pensant ne pas les mériter. Je suis une adepte des coups manqués, parce que quelque chose au fond de moi, m’empêche de prendre des risques, de me mettre en danger ou peut-être tout simplement de prendre mon envol. »

Note : 4,5/5

Elsa

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