Chroniques·Non classé

Fucking Paradise Island

Auteure : Mila Jensen

Editions : Addictives

Sortie : 20/05/2020

 

Résumé :

Kate est surnommée la « Dragonne », et ce n’est pas pour rien ! Bourreau de travail, caractère bien trempé, elle impressionne autant qu’elle effraie. Contrainte à des vacances forcées, elle atterrit sur la petite île de Paradise Island, au cœur de la Polynésie française. Au programme : soleil, plage, farniente… tout ce qu’elle déteste ! Et la cerise sur le gâteau ? Anton. Sexy et mystérieux, il lui tient tête et la rend dingue… au point de bouleverser tous ses repères. Elle refuse de céder même au désir, il est décidé à la faire succomber… Ça promet !

Service presse

Avis :

Hello !

On se retrouve pour mon avis sur une nouvelle parution Addictives. Le résumé m’a direct tenté. J’adore la couverture en plus. Je remercie Carole des éditions addictives pour l’envoi de ce roman.

« La souffrance n’est palpable que pour celui qui la ressent, enfouie si profond qu’elle demeure imperceptible pour le reste du monde. La douleur, la mienne du moins, est solitaire. Elle ne se partage pas, ne se montre pas aux autres. C’est ma croix, je dois la porter seule. La subir seule. »

Kate a 32 ans et vit à Paris. A la suite d’un drame, il y a 5 ans, elle a du s’adapter pour survivre. Kate s’est jetée à corps dans le travail. Aujourd’hui, c’est l’unique moteur de son existence. Il lui arrive même d’y dormir. Sa vie est désertique. Elle est complètement seule et rejette tous ceux qui s’approchent de trop près. Kate s’est forgée un coeur de pierre et a décidé de ne plus jamais aimer personne. La plupart des gens ont peur d’elle tant elle est dure avec les personnes qui l’entourent. C’est une véritable dragonne et une vraie peau de vache. Kate méprise les gens.

« Veuillez déplacer cette dame le plus loin possible de moi. Son haleine est insupportable. Pour mon bien-être, autant que celui des autres passagers, elle devrait être isolée. »
« D’un simple frôlement, il a le pouvoir d’atteindre mon âme pour lui rendre un peu de sa lumière. »

Anton a 35 ans et vit sur une Île paradisiaque qui lui appartient, depuis 12 ans maintenant. Il a grandi en métropole. C’est le patron de l’unique hôtel de son île. Il aime sa vie. C’est son petit coin de paradis ici. Anton se bat pour préserver la nature. C’est un homme avec un grand coeur. Il a pris sous son aile, depuis quatre ans, un petit garçon qui vivait dans la rue nommé Benito. Aujourd’hui, il a 12 ans et c’est la mascotte de l’île.

« -Qu’est-ce qui te déplaît tant dans ma tenue ? Je perçois dans sa question une sincère curiosité. -Tu es pieds nus pour commencer. Les chaussures, c’est pas fait pour les chiens ! -Ni pour faire des vols planés, abîmer les fleurs ou s’en servir comme une arme pour menacer mon personnel, nous sommes d’accord. (Il arque un sourcil). Euh… J’ai quelque chose sur le nez ? -Non, mais ça se pourrait ! Quand tu as un rhume, je suis sûre que tu es du genre à avoir de la morve partout. »

A la suite d’un pétage de plombs et de l’agression d’un de ses collègues, Kate est contrainte de prendre des vacances et de partir sur une île paradisiaque en Polynésie française. Elle a atteint sa limite et est au pied du mur. C’est loin de l’enchanter. Kate déteste prendre des vacances. Mais elle ne va pas avoir le choix si elle veut garder son poste. Kate n’est pas du tout préparée à ce qui l’attend. Elle débarque complètement furieuse sur l’île et prête à repartir toute suite tant être ici est un cauchemar pour elle, notamment parce qu’il n’y a aucun réseau et donc aucune possibilité de travailler. Seulement, le ferry passe qu’une fois par semaine. Kate est désespérée et va donc devoir s’armer de patience.

« -Tu me gerbes dessus, et c’est à moi de m’excuser ? -Parfaitement. C’est à cause de ton pari débile. Tu veux que je me lâche, non ? -On s’est mal compris, je crois. Parce que ce n’est pas du tout comme ça que je l’entendais. -Rho, je sais bien ! Je suis venue pour coucher avec toi. En te voyant danser tout à l’heure, je me suis dit que ce serait un bon début pour s’amuser, tu vois. Le sexe, c’est amusant, non ? Donc, me voici. Je me racle la gorge devant son silence. -Je me mets où ? Sur le lit ? »

Entre Kate et Anton, c’est électrique dès leur première rencontre. D’ailleurs Kate va commencer par le traiter de clochard. Mais Anton est loin de se laisser démonter. En réalité, il était au courant de l’arrivée de Kate et a beaucoup entendu parler d’elle par une de leur connaissance en commun. Et il lui a promis de veiller sur elle. Benito est lui aussi décidée à tenir compagnie à Kate. Kate compte, de son côté, leur pourrir la vie. Mais tout ne va pas se passer comme elle l’imaginait. Avec ce voyage, Kate va aller de surprise en surprise. Tiendra-t-elle 15 jours sans tuer quelqu’un ?

« Le drame qui t’es arrivé a éteint une grande majorité de tes lucioles, mais au lieu de chercher à les rallumer, tu t’es efforcée de toutes les supprimer. Une par une. Pour ne plus souffrir comme tu dis. Sauf qu’ainsi, ta vie a cessé. Si tout est mort en toi, comment veux-tu vivre ? »

Benito va réveiller en Kate des sentiments qu’elle pensait à jamais enterrés. Il l’attendrit et remue beaucoup de choses en elle. Quand à Anton, il est déterminé à ce que Kate passe un séjour agréable et va la pousser à s’amuser, à lâcher prise et à se confier. Au fil des jours, Kate va perdre complètement le contrôle. Anton l’attire et éveille sa curiosité. Et quand les sentiments s’emmêlent, tout bascule. Kate parviendra-t-elle à affronter ses peurs ? Pas à pas, sa carapace se fissure. Pourra-t-elle laisser ce voyage derrière elle à la fin de son séjour et reprendre sa vie d’avant ? Choisira-t-elle le bon chemin ?

« Avec toi, j’ai l’impression d’être un funambule sur une corde raide. Un faux pas, et tout s’écroule. Parfois, je me dis que je ne parviendrai jamais à franchir l’obstacle, et puis, comme à cet instant, j’entrevois ce qui m’attend de l’autre côté, après la traversée, et ce que je vois me plaît, Kate. Ça me plait beaucoup. »

J’ai eu un gros coup de coeur pour cette magnifique histoire. Cette romance est rafraichissante, drôle mais aussi touchante. J’ai tout de suite accrochée avec le caractère vraiment particulier de l’héroïne. Ce roman est un parfait mélange entre situations complètement improbables et moments émouvants. Le dépaysement est garanti. J’ai eu vraiment beaucoup de mal à lâcher cette histoire tant j’étais prise par l’histoire. La plume de l’auteure est pétillante et très addictive.

« Parfois se laisser porter par la vague, sans réfléchir, est la solution. C’est ainsi que l’on parvient à sortir la tête de l’eau, à ne pas se noyer. C’est ainsi que je me sauverai, que je me libérerai de mes tourments. Le destin m’offre une seconde chance, je compte bien la saisir. »

Les personnages sont hauts en couleurs et attachants. Kate est une héroïne hors du commun. Elle ne réagit comme aucune autre personne. Aux premiers abords, Kate a tout de l’héroïne détestable. Son comportement est vraiment abject. Elle est glaciale, sans pitié, hargneuse, insupportable, insensible et cassante. Sa franchise m’a fait rire. Kate n’a pas sa langue dans sa poche et a parfaitement conscience de son comportement. Mais en réalité, celui-ci n’est que carapace pour se protéger. Son coeur est fragile et a beaucoup souffert. Ce qu’elle a du surmonter est vraiment terrible et l’a détruite. Anton va l’apaiser et l’aider à se libérer. Ce voyage sera comme une renaissance pour Kate et va chambouler sa vie.

« Mes yeux quittent le ciel pour se river sur l’homme qui a su, par je ne sais quel sortilège, ranimer mon cœur meurtri. Il est l’un des responsables de ce sentiment d’ivresse qui m’envahit et éveille à nouveau mes sens. Tout me paraît plus coloré, plus vif, plus lumineux, plus… beau. Comme si la vie avait repris ses couleurs et que le spectre sous lequel je la regardais n’était plus altéré par les ombres du passé. »

Anton est un homme sûr de lui, prévenant, fort et bienveillant. Je suis tombée sous le charme de cet homme si bon. Lui aussi en a pas mal bavé. Sa relation avec Kate est passionnelle et tendre. Je ne pouvais pas écrire cette chronique sans parler de deux autres personnages que j’ai aussi beaucoup aimé. L’histoire de Benito m’a touché en plein coeur. Cet enfant est adorable, têtu et sensible. Il ne manque pas de cran. J’ai adoré leurs chamailleries avec Kate. Et pour finir, il y a Adam. C’est un ami en or : dévoué et loyal.

« Après, y a pas de malaise, reprend Benito, toujours dans son délire. J’suis content que vous vous soyez pécho tous les deux. Seulement, faut pas abuser à vous tripoter devant moi. Y a des yeux innocents, ici ! J’suis sûr qu’ils saignent, maintenant. »

Entre désillusion, joutes verbales, malentendus, tensions et provocations, cette histoire ne manque pas de piquant et d’émotions. J’ai eu un gros pincement au coeur en terminant ce livre. Je n’avais pas envie de quitter les personnages. Je vous recommande grandement cette romance profonde, rythmée et pleine d’espoir. C’est la lecture qu’il vous faut en ce moment pour vous évader et voyager tout en restant chez vous.

« Le rire d’Anton a quelque chose d’exceptionnel. Il est si joyeux, si communicatif, que je dois lutter à chaque fois pour ne pas l’accompagner. C’est un véritable baume au cœur. »
« Parce qu’en fin de compte, la vie n’est pas la garce que j’imaginais, il suffit de l’aimer pour qu’elle vous aime en retour. »

Note : 5/5

Je vous laisse avec quelques autres citations que je n’ai pas pu sacrifier.

« -Dans le coffre ? Vraiment ? -Bah, oui. Je suis sûre qu’en se serrant un peu, ils peuvent y entrer tous les deux. Il est plus grand qu’il n’y paraît. -Je ne pensais pas devoir expliquer ça un jour : on ne met pas les gens dans le coffre, Kate. Jamais. Seuls les kidnappeurs procèdent ainsi. »

« Ce sont des larmes de joie. J’ai perdu l’habitude d’être heureuse, et là, mon coeur est tellement gonflé de bonheur que ça déborde. »

« Je ne sais pas pourquoi ni quand exactement cela s’est produit, mais vous êtes devenus le centre de mon univers. Une évidence contre laquelle je ne peux lutter. Toi et Anton êtes les deux parties qui composent mon âme. (Une larme roule sur ma joue.) Vous l’avez ranimée par vos rires, vos sourires et votre amour. »

 

Elsa

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s